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Un moratoire demeure nécessaire par Odette Landry

Un moratoire sur la fracturation hydraulique doit être maintenu car les risques environnementaux liés à cette technique sont importants et peuvent nuire à la santé publique. Les risques de contamination de l'eau, de l'air et du sol sont reconnus. L'infiltration de polluants dans la chaîne alimentaire est une source majeure de préoccupations pour les populations.

Les conséquences négatives de la fracturation sont nombreuses. Notons les suivantes: usage de quantités gigantesques d'eau , problèmes liés à la disposition des eaux usés, tremblements de terre, dommages aux routes, pertes de terres agricoles, atteinte à la tranquilité de nos régions rurales et à la beauté de nos paysages, augmentation des émissions de gaz à effet de serre, etc. Si l'on tient compte de tous ces effets négatifs, on peut difficilement apprécier les bénéfices économiques potentiels. De plus, dans le contexte actuel où les prix des gaz de schiste sont bas le potentiel de revenu est assez faible.

Des juridictions ont étudié en profondeur la question liée à la fracturation hydraulique. Ces études ont mené à l'interdiction de l'exploitation par fracturation dans l'état de New York et en Nouvelle-Écosse. L'état du Maryland a prolongé son moratoire. Et le Québec a signalé son intention de freiner le développement de cette industrie. Dans notre province, le domaine des énergies renouvelables connaît un bel essor.

Selon le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick, les énergies renouvelables et leur stockage deviennent meilleurs et moins chers tandis que les combustibles fossiles deviennent plus chers à extraire et raffiner. Nous devons profiter de cette situation pour faire la promotion du développement durable.

Je crois fermement que le développement durable peut contribuer de façon importante à la croissance économique de notre province. Et contribuer ainsi à la santé de notre environnement et à la santé publique. Un moratoire demeure nécessaire.

Par Odette Landry, Cocagne, NB

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